Le Revenu des Actifs Financiers

Il existe plusieurs formes d’investissement qu’une entreprise peut réaliser dans l’objectif de réaliser un résultat satisfaisant. Les revenus des actifs financiers sont des revenus qu’une entreprise réalise en fonction des activités liées aux actifs financiers. Je sais que vous le savez, un investissement implique divers risques dont ceux liés à l’environnement interne et externe de l’entreprise. Très souvent, le revenu des actifs financiers sont des revenus qui ne proviennent pas des activités normales de l’exploitation de l’entreprise.

Les actifs financiers ne sont pas directement affectés à l’exploitation de l’entreprise. Ainsi, on trouve des immobilisations incorporelles comme des brevets non exploités, des immobilisations corporelles comme immeubles non affectés à l’exploitation et, bien évidemment, les immobilisations financières. Il faut considérer également les créances et les dettes hors exploitation comme les créances sur cessions de valeurs mobilières de placement, les valeurs mobilières de placement et les disponibilités dans la mesure où elles ne sont pas directement utiles pour produire.

Le revenu sur les actifs financiers

Pour obtenir le revenu des actifs financiers, il faut faire une différence entre les produits que ces actifs ont générés et les charges supportées. Ainsi, les revenus nets sur immobilisations hors exploitation se trouvent dans les produits d’exploitation comme le cas de revenu des activités annexes, ou autres produits de l’entreprise et les charges d’exploitation qui sont des charges externes, charges de personnel quand il s’agit de l’entretien de ces immobilisations par le personnel de l’entreprise par exemple.

Les revenus sur titres des immobilisés ou sur les valeurs mobilières de placement  sont inclus dans les produits financiers. Ainsi, les charges afférentes à la gestion du portefeuille titres peuvent être comprises dans les services bancaires comme le frais sur titres de placement. Si ces actifs sont évalués à leur juste valeur, les gains ou pertes en capital sont dans les plus ou moins-values constatées, corrigées des variations de provisions pour dépréciation des titres et des variations d’appréciation de ces titres qui, elles, ne peuvent être déterminées que de manière extracomptable, puisque le principe de prudence interdit leur comptabilisation.

Pour trouver le revenu des actifs financiers, il est toujours prudent d’inclure tous les produits financiers comme revenus des placements financiers et produits nets sur cessions de valeur mobilier de placement avec la différence des charges nettes sur cessions de la valeur mobilier de placement plus la différence entre les produits et les charges sur opérations hors exploitation. Dans plusieurs situations, on ajoute les plus-values et moins-values constatées sur portefeuille, sur immobilisations hors exploitation moins variations des provisions pour dépréciation plus variations des appréciations.

Le risque lié aux actifs financiers

L’évaluation du risque lié aux actifs financiers renvoie à la théorie du portefeuille. Ainsi, lorsque l’entreprise dispose d’un portefeuille de titres négociables sur le marché boursier, les modèles de gestion de portefeuille donnent des outils de mesure du risque. Ainsi, on peut caractériser le risque d’une entreprise par sa relation entre la variation de l’action par rapport à la variation de l’indice du marché. Le modèle d’évaluation des actifs financiers met en relation la rentabilité et le risque.

Dans la théorie sur le risque du portefeuille, on montre que plus le portefeuille n’est diversifié, plus le risque n’est faible, celui-ci étant mesuré par la variance dudit portefeuille. L’existence de séries de cours permet une approche économétrique des valeurs en fonction de divers paramètres. Par contre, il faut toujours s’interroger sur les choix opérés par les entreprises qui réalisent des investissements financiers pour réduire le risque global de l’entreprise. Elles privilégient alors, en diversifiant leur portefeuille d’actifs, les investissements financiers, en délaissant les investissements industriels et commerciaux, cœur du métier de l’entreprise.

Le coût de l’endettement

L’entreprise, en empruntant de l’argent aux banques ou à d’autres organismes, soit sous forme de dettes financières, soit sous forme de crédits de trésorerie, doit payer un intérêt. On retrouve ces charges en intérêt sur emprunts. À chaque échéance précisée par le contrat passé avec le banquier, l’entreprise rembourse une partie de la somme empruntée et verse l’intérêt dû. Le tableau de remboursement de l’emprunt précise les montants correspondants. Seuls les intérêts payés constituent une charge et apparaîtront dans le compte de résultat en charges financières ; le remboursement en capital n’est que la restitution des sommes empruntées.

Ainsi, il faut alors comprendre que dans le calcul de coût de l’endettement, d’autres charges sont aussi comptabilisées car elles impliquent des frais que l’entreprise supporte, comme les frais sur emprunts, les diverses commissions que la banque récupère lorsqu’elle octroi des crédits. Les produits financiers correspondent à des produits de placements temporaires de trésorerie, alors ce résultat financier peut avoir un sens. Il s’agit en général d’un résultat négatif, coût net de l’endettement, l’entreprise payant plus d’intérêts qu’elle n’en reçoit. En effet, elle se trouve en général avoir un besoin de financement et son résultat financier est en fait une charge nette générée par le financement externe.

Les indicateurs pour le diagnostic

Dans la plus part des cas, les investissements et les financements font l’objet de décisions autonomes. Le mélange des flux de financement dont les intérêts sur emprunts, par exemple avec des flux d’investissements comme les produits des placements financiers ne nous paraît pas approprié. Ainsi, il existe des indicateurs pouvant nous permettre de connaitre le degré d’implication de revenu des actifs financiers sur le bénéfice de l’entreprise. Parmi ces indicateurs, nous avons le rapport charges d’intérêt sur le chiffre d’affaire ou charges d’intérêt sur l’excèdent brut d’exploitation indiquent le poids du coût du financement externe dans la formation du résultat.

L’impôt sur les bénéfices

A partir du résultat comptable, on calcule le résultat fiscal et le montant de l’impôt sur les bénéfices. L’impôt sur les bénéfices est non seulement une part du résultat distribué à la collectivité, pour tenir compte des services rendus par la collectivité aux entreprises comme les infrastructures routières que les véhicules de l’entreprise passent, réduction des risques par la politique de défense, mais aussi un outil de politique économique pour l’État qui agit sur le taux de l’impôt, mais aussi incite à l’investissement par la fiscalité des amortissements, etc.

Conclusion

Nous sommes à la fin de notre article qui a parlé sur le revenu des actifs financiers. Dans cet article, nous avons vu que ces revenus proviens dans la plus part des cas, des activités hors exploitation de l’entreprise et que pour obtenir un résultat positif, il faut faire la différence entre le produit que ces actifs ont généré et les charges impliquent. Je pense que vous allez laisser un commentaire à la fin pour nous permettre d’améliorer notre façon d’écrire.

2 Comments

  1. Awono wilfried 30 juillet 2018
    • Ruffin 30 juillet 2018

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