Cycles d’exploitation et d’investissement

Pour qu’une entreprise puisse survivre sur le marché, elle est obligée de réaliser des activités qui permettront à réaliser des bénéfices. Ces bénéfices proviennent dans les activités d’exploitation de l’entreprise. Mais cette exploitation ne peut pas se faire si l’entreprise n’avait pas fait des investissements nécessaires. Ainsi, dans sa vie de chaque jour, il se crée un cycle d’exploitation et d’investissement dans l’entreprise. Je sais que vous vous demandez comment fonctionne ce cycle d’exploitation et d’investissement dans une entreprise. Si c’est votre cas, je vous prie de rester avec moi jusqu’à la fin.

Faire une analyse sur le cycle d’exploitation et d’investissement d’une entreprise, permet de connaitre la manière dont cette entreprise exploite ses ressources dont elle dispose. Cette connaissance, permet de faire des planifications financières, mais aussi d’avoir une idée sur les éléments à diagnostiquer dans entreprise. Dans cet article, je veux me forcer de faire une analyse sur l’importance du cycle d’exploitation, les investissements et sorties d’exploitation et en fin la libre circulation des capitaux pour terminer avec une conclusion. En vue de ne pas perdre du temps, commençons par le premier point de cet article.

L’importance du cycle d’exploitation

Dans l’entreprise, normalement, les gestionnaires doivent être en mesure d’évalué les encaisses de la journée. Tout d’abord, ils sont obligés de connaitre le montant que l’entreprise a dépensé dans le processus de production, et la somme qui provient des ventes de marchandises pendant la journée. Si nous supposons que l’entreprise a vendu tous les produits qu’elle a produits ou achetés, le solde des recettes et des paiements pour la journée fournira un excédent de trésorerie. Cette façon de voir les choses dans cet angle est purement théorique.

Malheureusement, les choses sont généralement plus compliquées dans la pratique. Il est rare que tous les produits achetés le matin soient vendus le soir, surtout dans le cas d’une entreprise industrielle. Une entreprise transforme des matières premières dans le cadre d’un cycle d’exploitation dont la durée varie énormément, d’une journée voir même plus de dix ans dans le secteur des vins. Ainsi, on peut observer un décalage entre les achats de matières premières et la vente des produits finis correspondants.

Et ce décalage n’est pas le seul facteur de complication  dans le processus d’exploitation. Il est inhabituel pour les entreprises d’acheter et de vendre en espèces. Habituellement, leurs fournisseurs leur accordent des délais de paiement plus longs et accordent à leurs clients des délais de paiement plus longs. L’argent reçu pendant la journée ne provient pas nécessairement des ventes effectuées le même jour mais des ventes antérieures.

En raison du crédit octroyé au client, du crédit reçu du fournisseur et du temps nécessaire à la fabrication et à la vente de produits ou de services, le cycle d’exploitation de chaque entreprise s’étend sur une certaine période, entraînant des décalages temporels entre les sorties d’exploitation et les entrées opérationnelles correspondantes. Ainsi, chaque entreprise a son propre cycle d’exploitation d’une certaine durée qui, du point de vue du flux de trésorerie, peut entraîner des flux de trésorerie positifs ou négatifs à différents moments. Les débits sortants et les flux entrants provenant de différents cycles sont analysés par période. Le solde de ces flux est appelé flux de trésorerie d’exploitation. Le flux de trésorerie d’exploitation reflète les flux de trésorerie générés par les opérations au cours d’une période donnée.

Concrètement, les flux de trésorerie d’exploitation représentent les flux de trésorerie générés par les activités quotidiennes de l’entreprise. En regardant le relevé bancaire de l’entreprise, il représente la différence entre les recettes et les dépenses normales, Naturellement, à moins qu’il y ait une différence de calendrier importante causée par des circonstances inhabituelles (période de démarrage d’une entreprise, très forte croissance, très fortes fluctuations saisonnières), le solde des recettes et des paiements d’exploitation devrait être positif.

Investissements et sorties d’exploitation

Revenons pour le cas de notre entrepris, qui décide maintenant d’ajouter des aliments surgelés à son entreprise. Ainsi, ce cycle de fonctionnement ne sera plus le même. L’entreprise va commencer à recevoir des livraisons périodiquement soit une fois par semaine ou par mois et devra donc gérer des stocks beaucoup plus importants. Certes, l’impact du cycle d’exploitation plus long dû à des stocks beaucoup plus importants peut être compensé par un crédit plus important de la part de ses fournisseurs. Le point clé ici est de reconnaître que le cycle de fonctionnement va changer.

Le cycle d’exploitation est différent pour chaque entreprise et, d’une manière générale, plus le produit final est sophistiqué, plus le cycle d’exploitation est long. Mais, plus important encore, avant qu’il puisse démarrer cette nouvelle activité, ainsi, l’entreprise sera obligé investir dans la construction des dépôts, ou de faire de locations des bâtiments. La question qu’il faut se poser est de savoir différence y a-t-il entre le seul point de vue du flux de trésorerie entre cet investissement et les dépenses d’exploitation?

Les dépenses sur la location de bâtiment et de construction semblent être une condition préalable pour le bon fonctionnement de l’entreprise. Il constitue la base du développement des activités dont le succès est inconnu. Il semble comporter des risques plus élevés et ne sera bénéfique que si les flux globaux d’exploitation générés par l’entreprise augmentent. Enfin, les investissements sont réalisés dans une perspective à long terme et ont une durée de vie plus longue que celle du cycle d’exploitation. En effet, ils durent plusieurs cycles d’exploitation, même s’ils ne durent pas éternellement compte tenu du rythme rapide des progrès technologiques.

Ceci justifie la distinction, en termes de flux de trésorerie, entre les flux d’exploitation et d’investissement. Les débits normaux, du point de vue de l’individu, ne découlent pas d’un flux d’investissement en ce sens qu’ils procurent un plaisir, alors que l’investissement représente l’abstinence. Ce type de décision représente l’un des fondements essentiels du financement. Un de ces choix ne peut être qu’un investissement et l’autre une sortie ordinaire. Alors, à quoi servent les investissements? L’investissement ne vaut que si la décision de renoncer à une dépense normale, qui procure un plaisir instantané, conduira par la suite à une gratification plus importante.

Du point de vue des flux de trésorerie, un investissement est une dépense qui, par la suite, devrait augmenter les flux de trésorerie d’exploitation de sorte que, dans l’ensemble, l’individu sera heureux d’avoir abandonné la gratification instantanée. C’est la définition du retour sur investissement du point de vue des flux de trésorerie. Comme le cycle d’exploitation, le cycle d’investissement est caractérisé par une série d’entrées et de sorties. Mais la durée du cycle d’investissement est beaucoup plus grande que la durée du cycle d’exploitation.

Le but des dépenses d’investissement également souvent appelé dépenses en capital est de modifier le cycle d’exploitation; par exemple, pour stimuler ou améliorer les flux de trésorerie qu’il génère. L’impact des dépenses d’investissement est réparti sur plusieurs cycles d’exploitation. Sur le plan financier, les dépenses en capital ne sont rentables que si les entrées générées grâce à ces dépenses excèdent les sorties requises d’un montant rapportant au moins le retour sur investissement attendu par l’investisseur.

Libre circulation des capitaux

Le cash-flow avant impôt est défini comme la différence entre les flux de trésorerie d’exploitation et les dépenses d’investissement, déduction faite des cessions d’actifs fixes. Les flux de trésorerie disponibles peuvent être calculés avant ou après impôt. Il constitue également la base de la technique d’évaluation la plus importante. Le cash-flow opérationnel est un concept qui dépend de la façon dont les dépenses sont classées entre les dépenses d’exploitation et les dépenses d’investissement. Comme cette distinction n’est pas toujours nette, les flux de trésorerie d’exploitation ne sont pas largement utilisés dans la pratique, les flux de trésorerie disponibles étant beaucoup plus populaires. Si le flux de trésorerie disponible devient négatif, des ressources financières supplémentaires devront être mobilisées pour couvrir les besoins de trésorerie de l’entreprise.

Conclusion sur cycle d’exploitation et d’investissement

Nous sommes à la fin de cet article qui a parlé sur le cycle d’exploitation et d’investissement. Dans cet article, nous avons vu qu’une entreprise doit toujours augmenter son niveau d’activité. Ainsi, si l’entreprise veut augmenter son niveau d’activité, elle doit faire des investissements nécessaires suite à cette augmentation de l’activité. Mais l’investissement est une dépense du point de vue de la trésorerie, et cette dépense pour satisfaire les attentes de la trésorerie, elle doit générer les flux. Merci pour votre lecture. Je sais que vous allez laisser un commentaire ici bas pour me permettre de faire des améliorations sur cet article.

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