La Rentabilité des Actifs Industriels et Commerciaux

L’analyse de la rentabilité des actifs industriels et commerciaux permet aux gestionnaires d’une entreprise de décrire les actifs d’exploitation, en déterminer la valeur, voire le revenu qu’ils procurent, tel qu’il apparaît dans le compte de résultat, et ensuite calculer la rentabilité. Cette analyse de la rentabilité des actifs industriels et commerciaux, aide aussi les gestionnaires de ne pas faire des investissements supplémentaires sur les immobilisations.

Ainsi, le calcul de la rentabilité des actifs industriels et commerciaux est important pour vérifier  car il permet de connaitre si la rentabilité effective correspond bien aux objectifs que s’étaient fixés les investisseurs, si le niveau des investissements est bien adapté, conforme aux possibilités du marché, si le taux de rentabilité est comparable à ceux réalisés par les entreprises du même secteur ; et si la rentabilité des actifs de l’entre prise évolue correctement dans le temps.

Dans cet article, je veux me forcer de vous présenter une analyse synthétique de cette rentabilité en se basant sur la description des actifs industriels et commerciaux, dont le premier point se basera sur les immobilisations d’exploitation, le deuxième point sur le besoin en fonds de roulement, et le dernier point parlera sur le variables explicatives du besoin en fonds de roulements d’exploitation. Commençons alors avec le premier point.

Les immobilisations d’exploitation

Avant que je vous parler des immobilisations d’exploitation, il est très important de vous dire que dans le cadre d’analyse de la rentabilité des actifs industriels et commerciaux, il est important de vous dire que une bonne analyse se faire sur les immobilisations d’exploitation et le besoin en fonds de roulement d’exploitation ce qui constituent dans ensemble les actifs industriels et commerciaux.

Dans notre article sur les quatre masses bilantaire, nous avons vu que ces immobilisations d’exploitation comportaient des biens corporels comme le terrain, la construction encours, machine, outillage, installation technique, matériel et bien d’autres et les biens incorporels comme la licence d’exploitation, brevet, droit au bail, frais de recherche et de développement. Ces éléments sont nécessaires pour produire et vendre. Car à son absence, l’entreprise ne peut pas exister.

Durant son existence, l’entreprise a consacré, année après année, des fonds dont le montant correspond au coût d’achat, pour réaliser les investissements. C’est la rentabilité de ces fonds investis qui est déterminée. Ainsi, il a moyen d’utiliser le terme capital engagé pour désigner l’accumulation des investissements réalisés successivement au cours des années précédentes, ensemble utilisé pour produire et vendre au cours de l’exercice.

Pour évaluer ces actifs, il est souvent conseillé de recourir au coût historique pour leur évaluation dans le cadre de la détermination de leur rentabilité. Le recours à la valeur comptable brute des immobilisations se justifie dans le cadre d’une approche pool de fonds de la rentabilité des actifs. Le revenu annuel de référence est l’excédent brut d’exploitation. Ce revenu tient aussi compte des charges d’entretien, donc de maintien en l’état des biens de production immobilisés. On fait l’hypothèse que la valeur d’usage reste la même, sans s’attacher à la valeur patrimoniale des biens.

Dans une approche patrimoniale de la rentabilité des actifs, les analystes ont recours à la valeur vénale des biens, qui est le prix que serait prêt à payer l’entrepreneur pour se procurer le même bien sur le marché, considérant le principe de l’aller-retour qui dit que à chaque début d’exercice, les immobilisations sont revendues puis rachetées fictivement. Avant de juger de ces immobilisations par leur rentabilité, voyons à partir de quels indicateurs nous pouvons nous faire une idée sur leur montant et de juger de la politique d’investissement de l’entreprise.

Les indicateurs pour le diagnostic la rentabilité des actifs industriels et commerciaux

Il existe plusieurs indicateurs pour diagnostiquer la rentabilité des actifs industriels et commerciaux. Ainsi, nous avons le taux de croissance des immobilisations qui permet de juger de la politique d’investissement en termes de croissance. Il doit être analysé sur la longue période. Pour les grandes entreprises, on peut penser que l’effort d’investissement est relativement constant. Dans la petite et moyenne entreprise, en revanche, c’est rarement le cas.

Le taux d’investissement d’exploitation qui indique le montant des investissements de l’année pour une unité monétaire de la valeur ajoutée, ou encore on part de la valeur ajoutée consacrée aux investissements. Il caractérise la politique d’investissement en relation avec l’activité et le dynamisme de l’entreprise. Son évolution dans le temps permet de juger du caractère plus ou moins régulier de l’investissement. Il est très caractéristique du secteur dans lequel se situe l’entreprise.

La rotation des immobilisations, cette rotation permet de voir le caractère plus ou moins capitalistique de l’activité de l’entreprise. Le rendement des équipements d’exploitation qui est un ratio entre les équipements sur le chiffre d’affaire. Ce ratio rapporte la valeur des immobilisations d’exploitation à l’activité mesurée par la valeur ajoutée. Il s’agit d’une mesure possible de la productivité des immobilisations, valeur des immobilisations nécessaires pour la production d’une unité monétaire de la valeur ajoutée. Ce ratio est très caractéristique du secteur de l’entreprise.

L’équipement par salarié, cet indicateur mesure le montant des immobilisations d’exploitation par salarié. Il indique le degré plus ou moins capitalistique de l’activité. Son évolution dans le temps et sur la très longue période permet de mettre au jour les substitutions entre équipement et main d’œuvre.

Le taux d’amortissement ou les amortissements immobilisations brutes, cet indicateur indique la part des immobilisations qui sont amorties. Cela donne une idée de l’âge des immobilisations. Il peut être mis en relation avec le poids des charges d’entretien dans le compte de résultat.

Ces indicateurs doivent être analysés dans le temps et comparés aux objectifs de l’entreprise et aux moyennes sectorielles de l’entreprise pour permettre à cette dernière de bien analyser la rentabilité des actifs industriels et commerciaux. Voyons maintenant le second point de cet article.

Le besoin en fonds de roulement

Dans la pratique, le résultat réalisé par l’entreprise ne se concrétise pas immédiatement en liquidités, il existe un décalage entre formation de résultat et effet sur la trésorerie. Cependant, il est important de relier les modalités d’apparition des flux de fonds à l’activité. Pour cela, on indique en ressources l’excédant brut d’exploitation et en emploi la variation du besoin en fonds de roulement d’exploitation, qui dépend aussi, du niveau d’activité. Ce retard à l’encaissement net constitue une avance nécessaire consentie par l’entreprise, pour des raisons là encore industrielles et commerciales.

Cet emploi a un caractère permanent, car au fur et à mesure que les clients règlent, l’entreprise doit à nouveau faire crédit à d’autres clients ; au fur et à mesure qu’elle écoule ses stocks, elle doit les reconstituer, etc. C’est pourquoi plusieurs analystes assimilent cette variation du besoin en fonds de roulement d’exploitation à un investissement, aussi indispensable à la croissance que les investissements en immobilisations.

Les variables explicatives du besoin en fonds de roulement d’exploitation

Avec une gestion optimale de l’entreprise, on constante que plus l’activité de l’entreprise est importante, plus il faut produire et constituer des stocks de matières pour ne pas risquer de tomber en rupture de stocks. Plus l’activité augmente, plus il faut constituer de stocks de produits finis pour ne pas risquer de perdre des ventes, plus il faut accorder de crédit aux clients. Plus l’activité augmente, plus il faut produire, donc acheter, et plus on obtient de crédit des fournisseurs, mais aussi des comportements de stockage, des accords passés par l’entreprise avec ses clients en matière de règlements et des comportements effectifs des clients, des accords passés par l’entreprise pour les règlements aux fournisseurs.

C’est pourquoi l’entreprise, pour réduire ce besoin de financement du cycle d’exploitation, doit à avoir un taux de rotation des stocks le plus élevé possible, par exemple, en optant pour une organisation en juste à temps, afin de réduire le niveau de ses stocks, à négocier des délais de règlement des clients les plus courts possibles,  à négocier avec ses fournisseurs des délais de règlement les plus longs possibles, ou à régler les autres tiers comme les organismes sociaux, État à la date convenue.

Conclusion sur rentabilité des actifs industriels et commerciaux

Nous sommes à la fin de notre article qui a parlé sur la rentabilité des actifs industriels et commerciaux, dans cet article, nous avons vu qu’une analyse de la rentabilité des actifs industriels et commerciaux dépend de plusieurs éléments dont les actifs immobilisés mais aussi de l’actif circulant. Ainsi, les gestionnaires doivent connaitre tous les éléments qu’il faut pour maximiser cette rentabilité.

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