Conversion des devises : Ce qu’il faut savoir dans les normes IFRS

Dans son développement, une entreprise peut envisager de développer ses activités en augmentant sa part de marché au niveau international, mais le problème qui se pose est de savoir est-ce que dans les pays que l’entreprise veut s’installer utilise la même devise que le pays d’origine ? La conversion de la monnaie va-t-elle être possible ? Si vous vous posez ces questions sur la conversion, pas des soucis, nous allons ensemble analyser cette problématique de la conversion des devises.

Dans cet article, nous allons analyser ce que les normes IFRS dit en ce qui concerne la conversion de la monnaie dans la comptabilité. Ainsi, je veux me forcer de développer les points suivant dans cet article : la définition de la conversion, la détermination de la monnaie fonctionnel, la conversion des transactions en monnaie étrangère, conversion des états financiers des activités à l’étranger. Sans plus perdre des temps, analysons le premier point de notre article.

  Définition de la conversion

Je sais que tout le monde sait ce que veut dire la conversion, et il n’est pas important de donner une définition sur la conversion mais d’analyse quand une entreprise peut faire la conversion dans ses transactions. Avec l’ouverture des marchés au niveau mondial, une entreprise est obligé de faire une analyse des opportunités qui s’offrent à elle avec cette ouverture. Ainsi, elle va être obligée de vendre ses produits à travers le monde. Ainsi, dans le pays que cet entreprise se trouve, n’utilise pas forcement la même monnaie que celui où se trouve le client. Dans cette situation, elle va être obligée de faire la conversion. Mais avant cette conversion, une autre notion doit intervenir, il s’agit de la monnaie fonctionnelle. Vous allez vous demander ce quoi la monnaie fonctionnelle ? Pas de problème, analyse cette nouvelle information.

Détermination de la monnaie fonctionnelle

Lorsqu’une entreprise est créée, elle se situe en fonction d’un lieu géographique, et dans le pays où elle a été créée, elle doit utiliser la monnaie de ce pays comme unitaire monétaire dans sa comptabilité.  Cette entreprise doit évaluer ses actifs, passifs, produits et charges dans la monnaie de son pays. Ainsi, cette monnaie est dite la monnaie fonctionnelle, qui correspond à la monnaie de l’environnement économique principal dans lequel elle exerce ses activités. Si vous le souhaitez, prenons un exemple, la société Nestlé produit des laits qui sont vendus presque partout dans le monde. Cette société sa monnaie fonctionnelle est la monnaie de la Suisse. Même si elle vend dans un pays comme la RD Congo, dans sa comptabilité, elle sera obligé de faire la conversion par rapport à sa monnaie fonctionnelle. Vous allez alors vous demandez comment on fait cette conversion.

Conversion des transactions en monnaie étrangère

Comme une entreprise ne fait pas ces transactions uniquement à sa monnaie fonctionnelle, elle est obligée de faire de la conversion de la monnaie à chaque fois qu’il y a l’élaboration des états financiers. Ainsi, les transactions qui ne sont pas libellées dans la monnaie fonctionnelle de l’entité représentent des transactions en monnaie étrangère, et le fait de faire la conversion va générer des écarts de change qui sont généralement comptabilisés en résultat net. Cet écart est constaté dans les états financiers. Voyons les moyens qui se présentent dans l’élaboration de ces états.

Conversion des états financiers des activités à l’étranger

Lors de l’élaboration des états financiers, nous savons qu’il y a des qualités qu’il faut respecter dans cette élaboration dont notre article en parle des 6 meilleures qualités des états financiers. Ainsi, avec les normes IFRS présente les états financiers des activités à l’étranger sont convertis comme suit : – les actifs et passifs sont convertis au cours de clôture, – les produits et charges sont convertis au cours en vigueur ou au cours moyen approprié, et – les composantes des capitaux propres sont converties aux cours de change à la date des transactions.

Les écarts de conversion liés à la conversion des états financiers des activités à l’étranger sont comptabilisés dans les autres éléments du résultat global et accumulés dans une composante séparée des capitaux propres. Les montants attribuables aux participations ne donnant pas le contrôle sont comptabilisés en tant que tels.

Conversion de la monnaie fonctionnelle en monnaie de présentation

Il arrive souvent qu’une entreprise peut vouloir présenter ses états financiers dans une monnaie autre que sa monnaie fonctionnelle cette monnaie est appelée monnaie de présentation. Une entreprise qui convertit ses états financiers dans une monnaie de présentation autre que sa monnaie fonctionnelle utilise la même méthode que celle utilisée lors de la conversion des états financiers d’une activité à l’étranger. Ainsi, elle peut avoir activités à l’étranger dont la monnaie fonctionnelle est celle d’une économie hyper inflationniste, si la monnaie fonctionnelle d’une activité à l’étranger est la monnaie d’une économie hyper inflationniste, les états financiers sont ajustés pour tenir compte du pouvoir d’achat à la fin de la période actuelle avant d’être convertis dans une monnaie de présentation sur la base du cours de clôture à la date de clôture de l’exercice, et si la monnaie de présentation ne correspond pas à une économie hyper inflationniste, les montants comparatifs ne sont pas retraités. Il arrive aussi des cas où une entreprise veut vendre ou de passer à une liquidation des activités qui se trouvent à l’étranger, je sais que vous allez me demander ce que les normes IFRS prévoit dans cette circonstance ? Pas des soucis, je veux vous présente une preuve explication.

Vente ou liquidation d’une activité à l’étranger

Il peut arriver qu’une entreprise cède entièrement sa participation dans une activité à l’étranger ou si, à la suite d’une cession partielle, elle perd le contrôle d’une filiale à l’étranger, le contrôle conjoint d’un partenariat ou l’influence notable sur une entreprise associée, les écarts de conversion accumulés comptabilisés dans les autres éléments du résultat global sont reclassés en résultat net. Ainsi, la cession partielle d’une filiale à l’étranger sans perte de contrôle entraîne le reclassement proportionnel des écarts de conversion accumulés dans les autres éléments du résultat global en participations ne donnant pas le contrôle. Et La cession partielle d’un partenariat ou d’une entreprise associée sans perte de contrôle conjoint ou d’influence notable entraîne un reclassement proportionnel des écarts de conversion accumulés des autres éléments du résultat global en résultat net.

Conclusion

Nous venons de faire une petite analyse sur la conversion de la monnaie pour une entreprise qui possède des représentations dans d’autres pays et qui de ce fait ne perçois des paiements dans sa monnaie d’origine. Ainsi elle peut recourir à des méthodes de comptabilisation que nous avons expliquée dans cet article. Mais toute fois, il peut arriver qu’une entreprise présente des informations financières complémentaires dans une monnaie autre que sa monnaie de présentation, alors cette entreprise est obligée de fournir certaines informations en annexes et cette méthode est appelée conversion de convenance. Nous arrivons à la fin de cet article, si vous avez lu jusqu’à la fin, n’oubliez pas de laisser un commentaire.

One Response

  1. Blanco Mwenyemali 20 juin 2018

Add Comment