Le Cash flow comme outil de gestion de la trésorerie

La gestion de cash-flow dans la plus part des cas, est un outil qui permet de mesurer le flux de trésorerie dont dispose une entreprise à un moment donné. Dans la plus part des situations, il est considéré comme un outil visant à mesurer la capacité d’une entreprise à générer des fonds en vue de financer les activités cyclique. Ainsi, le cash-flow aide à mesurer la capacité financière d’une entreprise. Je sais que vous allez vous demander comment faire un cash-flow ? Si vous vous poser cette question, alors pas des soucis car à la fin de cet article, vous allez avoir une idée sur le cash-flow.

Le cash-flow permet de bien avoir une connaissance sur la manière dont une entreprise peut :

  • Financer ses investissements
  • Rembourser ses dettes
  • Distribuer du bénéfice

Il s’agit donc d’évaluer la capacité de l’entreprise à s’autofinancer pour une période donnée dans la réalisation de ses objectifs. La détermination du cash-flow prend en compte tous les produits monétaires que l’entreprise à réaliser pour faire une différence avec les charges qu’une entreprise a pu faire. Ainsi, le cash-flow peut donc être calculé de la façon suivante :

Cash-Flow Brut = produits monétaires – charges monétaires

Les charges et les produits sans effet monétaire sont donc naturellement exclus de ce calcul puisqu’ils n’engendrent directement aucun flux de liquidité présent ou futur dans la gestion de la trésorerie de l’entreprise.

 Charges et produits monétaires (ou avec effet monétaire)

Les charges et les produits avec effet monétaire sont ceux qui provoquent, immédiatement ou à terme, un encaissement ou un décaissement des espèces dans la caisse de l’entreprise.

HYPOTHESE :

Par mesure de simplification dans les premiers exemples ci-dessous, nous considérons que le chiffre d’affaires est intégralement encaissé et que les charges sont intégralement payées. On exclut ainsi les opérations à crédit que l’entreprise peut effectuer.

EXEMPLE : ces quatre opérations donnent lieu à des flux financiers monétaires

DEBIT CREDIT

-Caisse Marchandises ventes

Produit provoquant immédiatement un encaissement

-Créances-clients Marchandises ventes

Produit provoquant à terme un encaissement

-Marchandises achats Caisse Charges provoquant immédiatement un décaissement

-Marchandises achats Dettes-fournisseurs Charges provoquant à terme un décaissement des fonds

 Charges et produits non monétaires ou sans effet monétaire

Il s’agit de charges ou de produits qui n’engendrent pas d’encaissement ou de décaissement mais ne font qu’opérer un ajustement de valeur. Par exemple :

Augmentation de la provision. Provision Charge sans effet monétaire

-Immeuble Réévaluation d’immeuble

Produit sans effet monétaire

-Amortissement Machines

Charges sans effet monétaire

2.3 Détermination du Cash-Flow

Généralement, il existe deux méthodes pour calculer un cash-flow, mais d’autres méthodes sont de dérivées de ses deux que nous allons voir ci-dessous.

La méthode directe (dite aussi soustractive)

La « méthode directe » utilise la formule de calcul présentée précédemment :

Cash-Flow Brut = produits monétaires – charges monétaires

Pour déterminer le cash-flow brut, il est donc possible d’établir un tableau dans lequel ne figurent que les charges et les produits avec effet monétaire

Charge Montant Produit Montant
PRAMV 197 Chiffre d’affaire net 300
Intérêts bancaires    8
Frais généraux 32
Salaires 18
Cash-Flow Brut est de 45

La méthode indirecte (dite aussi additive)

La formule de calcul du cash-flow par la « méthode indirecte » est la suivante :

Cash Flow Brut = Bénéfice net de l’exercice

+ charges sans effets monétaires

– produits sans effets monétaires

En reprenant l’exemple ci-dessus, nous obtenons le calcul suivant :

Bénéfice net d’entreprise                 30

+ Amortissement                          + 10

+ Augmentation de la provision   + 5

= Cash Flow Brut                           =45

 Remarque importante concernant les dotations aux provisions

Il convient de distinguer :

*Les dotations qui correspondent à des risques effectifs : provision pour litige correctement évaluée (pas de surévaluation), provision pour garanties données à l’acheteur (service après-vente), etc.

Ces charges constituent des charges décalées dans le temps et sont donc des charges avec effet monétaire, même si l’effet monétaire n’est pas immédiat.

*Les dotations qui ne correspondent pas à des risques effectifs ont, quant à elles, un caractère de réserve.

C’est le cas d’une dotation à une « Provision pour pertes sur créances » alors que l’ensemble des débiteurs est solvable. Cette provision ne couvrant aucun risque financier réel, elle est donc sans effet monétaire. Cette remarque est, par analogie, valable pour toutes les constitutions de réserves latentes.

En effet, la sous-évaluation d’un actif (stock de marchandises pris en compte pour 70 % de sa valeur, actif transitoire « oublié », …) ou la surévaluation d’une dette (dette bancaire en EURO enregistrée à un cours trop élevé, …) représente une charge comptable, mais une charge sans effet monétaire.

Exemple : Variation de stock Marchandises-Stock Charge sans effet monétaire, si diminution du stock « fictive »

Le cash flow brut (= CFB) et le cash flow net (= CFN)

Lors de la répartition du bénéfice net, une partie de celui-ci va être distribué à l’extérieur de l’entreprise, soit aux actionnaires sous forme de dividende, soit à d’autres « ayant droit » (tantièmes aux administrateurs, versement au fonds du personnel, …). Ces attributions hors de l’entreprise constituent le « flux externe » et, puisqu’elles quittent l’entreprise, ne peut faire partie des éléments qui constituent le cash flow. Ainsi, pour déterminer la capacité réelle d’autofinancement, il convient de calculer le Cash Flow Net, c’est-à-dire de retrancher du Cash Flow Brut le flux externe. Le Cash Flow Net constitue ainsi le « flux interne ».

La formule de calcul du Cash Flow Net est donc la suivante :

Cash Flow Net = Cash Flow Brut – Flux externe (dividendes, tantièmes, …)

Comme nous venons de voir, l’analyse du cash flow nous permet de connaitre l’utilisation de l’argent que l’entreprise génère durent une période donnée. Ainsi, au courant d’une période, il est plus facile de comprendre cette utilisation. La somme de cash flow net d’une période donnée doit nécessairement se trouve dans les comptes de l’entreprise pour financer le début de la période p+1.

Avec le cash-flow, nous pouvons calculer deux sortes des ratios qui utilisent le cash-flow comme élément de référence, dont :

  • Marge de cash flow

Ce ratio, très fréquemment calculé, montre le rapport qu’il y a entre le cash flow et le chiffre d’affaires.

  • Ratio de réinvestissement / Cash-flow libre

Ce ratio, également très répandu, détermine dans quelle mesure l’entreprise est à même de financer ses investissements nets (différence entre les investissements et les désinvestissements) par autofinancement.

Pour conclure, nous pouvons dire que le cash-flow est un outil très important dans la gestion quotidienne de l’entreprise et dans la prise des décisions sur l’affectation des ressources que génère une entreprise. Ainsi, son élaboration aide les gestionnaires à connaitre le rendement de l’entreprise.

2 Comments

  1. Blanco 11 mai 2018
  2. Blanco 11 mai 2018

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