Les 2 Astuces de la Performance Financière des Institutions de Micro-Finance

Vous êtes comme moi qui veux avoir une connaissance sur les institutions de micro-finance ? Vous vous demandez quel sont les 2 mesures de la performance financière des institutions de micro-finance ? Alors, pas des problèmes, dans les lignes qui vont suivre vous allez comprendre la notion de la performance.

Actuellement, nous remarquons une croissance accrue des institutions de micro-finance mais aussi les activités de cette dernière augmentent dans le terrain. Vous vous demandez ce quoi une institution de micro-finance ? C’est tout à fait logique car de mon côté, je ne peux pas mesurer quelque chose que je ne connais pas. En bref, une institution de micro-finance est une institution qui collecte des petits épargnes et distribuent des petits crédits. Ces institutions se sont développées pour faciliter aux membres qui n’ont pas d’assez à des crédits classiques, bancaire, d’avoir de crédit.

Comme chaque institution travaille en fonction des critères de performance, les institutions de micro-finance doivent aussi travailler sur base de ces critères pour se pérenniser sur le marché qui devient de plus en plus concurrentiel. Ce que j’ai constaté qu’au fil du temps, plusieurs indicateurs pour mesurer la performance financière des institutions de micro-financières sont apparus et la plupart d’entre eux sont devenus standards mais il n’y a pas un consensus sur leurs définitions et sur leurs façons d’être calculés.

Les 2 Mesures de la Performance Financière des Institutions de Micro-Finance

Malgré les multitudes de mesure de la performance financière des institutions de micro-finance, la rentabilité est la dimension la plus importante et adoptée pour mesurer la performance financière à travers différents ratios. D’une manière générale, pour qu’une institution soit rentable sur une période donnée, il faut simplement que ses ressources couvrent ses dépenses. L’atteinte de cette rentabilité peut être envisagée de deux façons: la première est de réduire les charges, plus précisément, les coûts de transaction. L’autre façon consiste à augmenter les produits en augmentant le taux d’intérêt sur les crédits.

La Réduction des Coûts de Transaction

Dans la pratique, une transaction suppose tout d’abord d’identifier, ensuite de rencontrer et enfin de négocier avec les partenaires concernés par la transaction elle engendre des coûts. Il est alors très important de préciser la nature et l’origine de ces coûts.

Parmi la mission des institutions de micro-financière est d’atteindre les clients pauvres qui n’ont jamais eu recours à des services bancaires formels cela demande plus de temps au personnel des institutions de micro-finance et plus d’interaction avec les clients, ce qui implique des coûts supplémentaires. Les coûts de l’usage du temps constituent les coûts de transaction. Nous devons savoir que la population pauvre est une population très risquée et incertaine. A cette incertitude croissante, seront associés des coûts de transaction énormes. La question qui se pose ainsi est : comment peut-on réduire ces coûts?

La réduction des coûts de transaction est un défi pour les institutions de micro-finance car c’est l’un des moyens les plus sûrs et efficaces qui permettent de bâtir des institutions autosuffisantes, viables et efficientes, ce qui implique la maximisation de l’étendue des opérations. Pour réduire au maximum ces coûts, il faut penser à utiliser une technique de proximité qui est généralement utilisée par les prêteurs.

La Réalisation d’une Marge Financière

Les institutions de micro-finance ont besoin d’être autonomes financièrement pour avoir la possibilité d’assumer l’intermédiation financière. D’ailleurs, l’intermédiation financière ne fonctionne que si le coût de mobilisation des fonds, le coût des prêts et le coût de leur recouvrement peuvent être couverts par des commissions et les produits des intérêts. Autrement dit, elles doivent réaliser une marge financière; c’est un différentiel positif suffisant entre le taux auquel elle se procure des fonds et le taux auquel elle les prête de manière à couvrir l’ensemble des coûts directs et indirects liés à l’activité. Le plus souvent, on utilise cette formule  MF= (Intérêt reçus -Intérêt payés)/Actifs productifs

Avec Actifs productifs : les actifs financiers qui donnent lieu à des produits financiers comme désinvestissements, le montant brut du portefeuille de prêts, etc.

Comme je vous ai dit la mission d’une institution de micro-finance est de collecter des épargnes, ainsi, il existe deux types d’épargne dans ces institutions : l’épargne obligatoire et l’épargne volontaire.

La première vise à apprendre aux pauvres à économiser et à suivre une certaine discipline financière en exigeant de petits dépôts d’épargne chaque semaine et prélever des sommes plus substantielles de prêts des pauvres. L’épargne volontaire suppose que les clients de l’institution qui travaillent épargnent déjà et qu’ils ont besoin des institutions et de services adaptés à leur besoin. Il est un service auprès duquel ces clients peuvent retirer des fonds et sur lequel ils reçoivent souvent des intérêts. Pour qu’une mobilisation d’épargne à grande échelle soit viable et puisse financer les portefeuilles de crédit, les institutions de micro-finance doivent non seulement mobiliser l’épargne de leurs clients mais aussi l’épargne du public et accéder aux fonds commerciaux sur le marché des capitaux et au refinancement auprès des banques commerciales. Ceci explique l’existence d’intérêts payés. Dans ce cadre, le crédit et l’épargne doivent être gérés séparément. Le taux d’intérêt servi sur les dépôts doit être envisagé de façon que l’écart existant entre celui-ci et le taux des créances soit positif et suffise à couvrir tous les frais et à assurer une marge.

Les taux d’intérêt des microcrédits doivent être donc généralement établis de façon à permettre l’offre de services financiers durables, à long terme et à un très grand nombre de clients. Contrairement aux banques commerciales, le taux d’intérêt applicable en micro-finance représente plus qu’un simple loyer d’argent, il intègre le coût du risque et du crédit bancaire, la commission de formation à la tenue de documents comptables et à la gestion, la commission de suivi-conseil et la commission de recouvrement par des agents de crédit chez le client.

Comme vous pouvez le constater avec moi, la marge financière est obtenue à partir des crédits que ces institutions accordent à ses clients et le taux de crédit doit être supérieure au taux de la rémunération des épargnes des membres.

Conclusion

Dans cet article sur la performance financière des institutions de micro-finance, j’ai essayé de présenter d’une manière synthétique les deux outils qui permettent de mesurer la performance de ces institutions. La performance financière des institutions de micro-finance est calculée sur base de deux critères qui synthétisent d’autres mesures. Ces deux critères sont la réduction de coût de la transaction et la réalisation d’une marge de financière.

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